Le making-of
Chaque projet commence par une idée un peu folle. Celui-ci, c'était de fabriquer un Magic Mirror avec un cadre entièrement découpé au laser. Voici comment ça s'est passé, étape par étape.
L'idée de départ
Tout est parti d'une envie simple : construire un Magic Mirror pour un miroir sans tain de 620 × 375 mm. Plutôt que d'acheter un cadre standard, pourquoi ne pas le concevoir de A à Z avec la découpe laser ? C'est là que Frame Generator entre en jeu — et c'est aussi là que les choses ont commencé à se compliquer (de la bonne manière).
Le développement de l'app
Le dév s'est avéré plus costaud que prévu. Pour répondre aux contraintes réelles de la découpe laser, il a fallu ajouter plusieurs fonctionnalités critiques à Frame Generator :
Encoches manuelles
Gestion manuelle des encoches sur les sidewalls pour un contrôle total du placement.
Fingers décalés
Décalage des fingers entre les couches pour une meilleure tenue mécanique à l'assemblage.
Arrondis sur fingers
Possibilité d'arrondir les fingers pour éviter les fissures mécaniques dans le bois.
Angles droits forcés
Fingers droits obligatoires dans les angles pour garantir la solidité des coins.
La conception
Une fois l'app prête, place à la conception du cadre. La structure repose sur 1 feuillure + 2 contre-faces en contreplaqué 3 mm (210 × 145 mm). Le miroir fait 6 mm d'épaisseur : deux couches de contre-face tombent pile-poil. Pour les côtés, une seule couche de sidewall suffit. Au total : 10 plaques à découper, environ 56 pièces.
L'assemblage
À part quelques soucis de découpe liés au laser (mauvais focus, humidité trop élevée du bois, qualité de plaque moyenne), tout a fonctionné correctement. Le collage et le serrage demandent de la rigueur — leçon apprise : ne pas coller trop vite sans serrer suffisamment les pièces. Un léger jeu en a résulté, mais rien de critique.
Les finitions
Après ponçage, une couche de brou de noix pour atténuer l'impact visuel de la colle et des jointures. Le rendu est déjà très propre pour une première. Un deuxième ponçage et une couche supplémentaire sont prévus, voire un passage de cire pour parfaire le tout.
Pour empêcher la lumière de passer derrière le miroir (et casser l'effet sans tain), du papier cartonné noir a été fixé sur toute la surface arrière. Simple, efficace.
L'électronique
Le moniteur est un UPERFECT alimenté en USB avec entrée HDMI, piloté par un Raspberry Pi 5 équipé d'un ventilateur et d'un câble HDMI ultra-plat. La qualité d'image est bonne, mais un poil trop lumineuse — un ajustement des niveaux de noir reste à faire.
L'app ne prévoyait pas de taquet de positionnement pour l'écran et le RPi (trop de variables inconnues avant le premier montage). La solution : des tasseaux + renforts de chaque côté pour caler l'écran en toute sécurité. Une caméra est aussi dans les cartons pour de la reconnaissance faciale... mais ça, c'est pour la suite.
Le résultat
Le Magic Mirror est opérationnel. L'heure, la météo, les actualités — tout s'affiche à travers le miroir sans tain. Pour une première réalisation, le rendu est franchement satisfaisant. Côté tech, Frame Generator a parfaitement rempli sa mission : de la conception paramétrique au fichier SVG prêt pour la découpe.